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La
reverse logistique |
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Une
trentaine de membres séduits par le thème de la Reverse
Logistics sont venus assister, le 28 juin, à la conférence
de Jean-Michel Boulmier, directeur de Valendia,
filiale de Géodis.
Fort de son expérience dans le pilotage des flux inverses,
M. Boulmier nous a exposé les principes et contraintes de
cette activité logistique en pleine croissance.
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Il
existe trois catégories de flux en Reverse
Logistics :
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les retours (des produits neufs) pour SAV,
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la reverse des produits en cours de vie, encore tout ou partie
utilisables, et qui on donc encore de la valeur,
-
la reverse des produits en fin de vie ou en milieu de vie mais
non exploitables (produits qui deviennent déchets).
Une
des difficultés de la Reverse Logistics est qu'elle engendre
des flux d'informations complexes.
Par exemple, quelque soit le type de produit et son avancement dans
son cycle de vie, les emballages d'origine disparaissent, ce qui
accentue les problématiques de traçabilité
des produits.
En revanche, les contraintes de temps et de manipulation de la marchandise
que l'on doit gérer lors de la vente sont bien moindres lors
des retours. |
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Le
cas des déchets des équipements électriques
et électroniques |
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J.M.
Boulmier, dont l'activité est principalement axée
sur la reverse des équipements électriques et électroniques
en fin de vie, nous a présenté les principes de la
nouvelle réglementation en vigueur. |
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La
directive DEEE (ou D3E), applicable depuis 2005 dans toute
l'Europe, a pour but d'éviter les déchets provenant
de la mise au rebut des équipements électriques et
électroniques et de favoriser leur réutilisation,
leur recyclage ou d'autres formes de récupération.
Ceux-ci sont en effet de véritables bombes écologiques.
Lâchés en pleine nature, leurs constituants peuvent
contaminer sol et nappe phréatique et se retrouver après
coup dans les organismes vivants.
Mais
aujourd'hui, les professionnels comme les particuliers ont l'obligation
de se débarrasser de leurs déchets dans les filières
légales... sachant que la responsabilité de fin de
vie revient aux metteurs sur le marché (fabricant s'il est
français ou sinon l'importateur), et non aux utilisateurs.
Les fabricants ont alors une nouvelle activité à gérer,
suivre la chaîne logistique du retour des déchets jusqu'au
recyclage.
Mais la première difficulté de cette réglementation,
qui repose sur du 1 pour 1 (un produit en fin de vie repris par
le distributeur pour un produit neuf vendu), est qu'elle concerne
même les produits vendus avant 2005... donc dès à
présent, l'ensemble des metteurs sur le marché doivent reprendre
et traiter 240 000 tonnes de produits, de manière conjointe
et solidaire.
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Une
chaîne logistique complète est ainsi créée
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Qui
paye ? |
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Tout
ceci a un coût... jusqu'alors non anticipé par
les entreprises. Il a alors fallu mettre en regard
de ces nouvelles obligations une éco-participation.
Cette taxe payée par le consommateur ou l'utilisateur
final dépend de la catégorie de produit acheté,
et contribue directement à payer les coûts supportés
par la Reverse Logistique. |
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Les
flux financiers peuvent être schématisés
de la manière suivante :
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Ce
thème a suscité un grand nombre de questions, et comme
de coutume, les échanges se sont poursuivis autour d'un petit
verre amical.
L.V. |
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